Feu follet

L’écoute et l’écho Une émission autour de « Feu follet »

Le 11 juin dernier, le lendemain de la dernière Fête à Klak, des membres de Jef se sont retrouvé⋅es dans le studio son de la Parole errante pour discuter de « Feu follet », notre dernier numéro fraîchement paru. Pour cette 4e édition de l’émission L’écoute et l’écho, discussions croisées, interviews, micro-trottoirs, field recording et pièces sonores, prolongent la thématique qui nous a hanté·es de nombreux mois : les relations entres les mort·es et les vivant·es.

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Bolsonaro génocidaire La pandémie à Manaus, une opportunité nécropolitique

Le dimanche 30 octobre, avait lieu au Brésil le deuxième tour des élections présidentielles. L’actuel président d’extrême droite Jair Bolsonaro, perdant de l’élection, devrait donc quitter ses fonctions en janvier 2023 et perdre alors son immunité face à la justice brésilienne. Les accusations à son encontre, relevant du droit commun, pourraient faire l’objet d’un ou plusieurs procès. Sa gestion criminelle de la crise sanitaire liée à la pandémie de covid 19 lui est notamment reprochée. Et pour cause : le virus a fourni l’occasion à Bolsonaro de mener une politique meurtrière à l’encontre de certaines populations, notamment dans les États les plus pauvres au Nord du pays. Retour sur le cas de la ville de Manaus, où il a pu mettre en œuvre sa vision viriliste et raciste du monde, héritée du colonialisme génocidaire.

Cet article est issu du dernier numéro de la revue papier Jef Klak , intitulé « Feu follet » et traitant des relations entre les vivant⋅es et les mort⋅es.

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«  Les négationnistes poursuivent l’œuvre des génocidaires.  » Luttes mémorielles juives et rwandaises. Entretien avec Jessica Gérondal Mwiza et Jonas Pardo

Les génocides font systématiquement l’objet de discours les dépolitisant et les remettant en cause. Autour de l’extermination des Juif·ves d’Europe et de celle des Tutsi au Rwanda, des thèses s’insinuent qui nient aussi bien la volonté d’anéantissement guidant les génocidaires que la réalité des massacres qu’iels ont perpétrés. Discussion croisée avec Jessica Gérondal Mwiza, militante afroféministe franco-rwandaise travaillant notamment au sein de l’association Ibuka France 1, et Jonas Pardo, membre du Réseau d’action contre l’antisémitisme et tous les racismes 2.

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  1. Ibuka – Mémoire et Justice est une organisation non gouvernementale internationale. Son travail consiste à perpétuer la mémoire du génocide des Tutsi au Rwanda, à poursuivre et à traduire en justice les responsables de crimes génocidaires et à soutenir les rescapé·es. En kinyarwanda, ibuka signifie «  souviens-toi  ».
  2. La première apparition publique du Raar a eu lieu en janvier 2021 pour les 15 ans de la mort d’Ilan Halimi.